LE CONCEPT

LE CONTEXTE
Encouragées par les politiques publiques en vigueur dont la loi de transition énergétique et la stratégie nationale pour la bioéconomie adoptée par la France en 2017, les industries biosourcées sont en plein essor tant sur des applications énergétiques (méthanisation, combustion, biocarburants 2G) qu’industrielles (biomatériaux, biomolécules) et alimentaires (humaine, animale). Cette dynamique est illustrée par l’augmentation de plus de 600% de la production de gaz vert en France entre 2015 et 2017.

Le contexte de la filière biomasse en France
Le constat du manque de structuration de la filière biomasse en France

LE CONSTAT
Néanmoins, l’absence de filières d’approvisionnement suffisamment structurées freine le développement de ce secteur d’activité et limite la mobilisation d’un gisement considérable de biomasse agricole. Ce dernier, constitué notamment de pailles, de menues-pailles, de cultures intermédiaires et de rafles de maïs, est estimé par l’ADEME à 27 millions de tonnes de matière brute (ADEME, 2013).

NOTRE SOLUTION
Afin de répondre à cet enjeu crucial de structuration, AgriCarbone a pour ambition de se positionner en tant qu’acteur neutre à l’interface entre les producteurs de ce gisement et les industriels capables de le valoriser (méthanisation, combustion, chimie). En nous appuyant sur un écosystème d’acteurs agricoles locaux, notre objectif est de créer l’intermédiaire de collecte capable à la fois d’intégrer les contraintes des agriculteurs (fertilité des sols, coûts de production) et de répondre aux besoins des industriels (quantité et qualité constantes). Par ailleurs, nous attachons une grande importance à la mobilisation durable de ce gisement. Cela se traduit par une volonté de garantir le maintien de la fertilité des parcelles et le retour au sol des coproduits industriels (cendres, digestats), créant ainsi une boucle d’économie circulaire territoriale.

Idée concept solution AgriCarbone

Les principaux marchés ciblés

Méthanisation, transformation anaérobie de substrat d'origine végétale (CIVE, menues pailles, pailles), production de gaz vert, énergie verte, injection biométhane

LA METHANISATION

Etat des lieux

Près de 600 unités de méthanisation en France dont :

– plus de 40 unités centralisées
– environ 300 unités à la ferme

Le marché

Augmentation de plus de 600% de la production de biométhane entre 2015 et 2017

Combustion granulation valorisation de coproduits agricoles dont pailles, menues-pailles ou autrses matières disposant d'une matière sèche élevée

LA COMBUSTION

Etat des lieux

Deux marchés cohabitent en France sur la valorisation des résidus agricoles en combustion :

les agropellets (granulés)
les chaudières biomasse polycombustibles

Le marché

Croissance du marché des granulés de plus de 600% en 10 ans

Chimie verte

LA CHIMIE DU VEGETAL

Etat des lieux

La chimie biosourcée est en plein essor. La ressource consommée dans les processus de transformation est le carbone organique en lieu et place des ressources fossiles (pétrole, gaz).

Le marché

Des industries (Global Bioenergies, CIMV, Arbiom) et des projets d’envergure en développement (BioTFuel, Futurol)

Litière animale alimentation aviculture paillage bovin biomatériaux isolants

D’autres marchés sont également ciblés : litière animale (aviculture), alimentation animale (dont les insectes), les biomatériaux (isolants)

Les défis relevés

Défis
sociotechniques

Freins sociaux particularités du monde agricole inertie au changement

Défis
agronomiques

Freins agronomiques, taux de matière organique dans les sols, dépendance aux produits fertilisants de synthèse

Défis
industriels

Freins industriels, proposition d'une solution clé-en-main

Défis
logistiques

Logistique Optimisation des flux pour la valorisation des coproduits agricoles

Les défis

Des besoins spécifiques au milieu agricole

Les agriculteurs peuvent hésiter à céder leurs matières à des industriels ne maîtrisant pas les contraintes d’une exploitation agricole (charge de travail, fertilité des sols, coûts de récolte).

Les défis

Risque pour la fertilité des sols

Les exports de biomasse ne doivent pas détériorer le taux de matière organique du sol pour des raisons agronomiques et environnementales (fertilité du sol, érosion, lessivage).

Une compensation de la perte des nutriments exportés des parcelles est également nécessaire.

Les défis

Besoin de garanties sur le gisement

Les industriels demandent des garanties sur la constance de la qualité et de la quantité de la matière livrée.

Les défis

Des matières dispersées et de faibles densités

La logistique agricole pose des contraintes particulières dues à la dispersion des sources de production et à la faible densité des matières traitées.

Nos solutions

Neutralité et transparence
  1. Commencer avec des agriculteurs pionniers puis diffuser les résultats
  2. Capitaliser sur l’expertise des organisations agricoles pour apporter une information claire et transparente aux exploitants agricoles au moyen d’outils digitaux
  3. Limiter le risque agricole en signant des contrats d’approvisionnement
  4. Proposer des solutions clé-en-main permettant de limiter le temps de travail supplémentaire

Nos solutions

Utilisation d'outils scientifiques éprouvés
  1. Utiliser les modèles scientifiques éprouvés estimant, à l’échelle de la parcelle, la quantité de biomasse exportable sans impact sur le taux de matière organique
  2. Encourager le retour au sol des coproduits industriels riches en éléments fertilisants : création d’un cycle sur les nutriments

Nos solutions

Des contrats pluriannuels
  1. Proposer aux industriels une contractualisation long terme
  2. Optimiser le stockage de la biomasse pour tamponner les variations quantitatives annuelles
  3. Piloter le suivi de la qualité du champ à l’usine
  4. Si besoin, assurer une standardisation de la matière en amont de l’industrie

Nos solutions

Optimisation logistique
  1. Optimisation du stockage de la biomasse et suivi en temps réel des volumes disponibles dans les exploitations
  2. En cas de besoin, créer et piloter des plateformes de stockage capables à la fois de recevoir les flux de résidus agricoles ainsi que les coproduits industriels
  3. Valoriser les retours à vide de camions
  4. Mobiliser les outils d’optimisation logistique existants pour le secteur agricole